Conférence sur le thème "L'ONU et la Suisse dans un monde qui change" dans le cadre des festivités pour les 10 ans d'adhésion de la Suisse à l'ONU

Berne, 10.09.2012 - Université de Genève, 10 septembre 2012 - Discours du Conseiller fédéral Didier Burkhalter - Seul le texte prononcé fait foi

Monsieur le Secrétaire général,
Mesdames et Messieurs les représentants des autorités,
Mesdames et Messieurs,
Et chers amis du monde,

Le soir du 10 septembre 2002, le sommet du ciel New Yorkais brillait de rouge et de blanc. Ce jour-là, la Suisse avait poussé le portail des Nations, elle devenait le 190e membre de l’Organisation des Nations Unies.

Merci, Monsieur le Secrétaire général, d’avoir accepté l’invitation du Conseil fédéral et du Parlement suisses à nous rejoindre pour marquer ensemble ces 10 années.
Vous êtes avec nous aujourd’hui à Genève pour cette conférence ; vous serez avec notre pays pour la réception qui aura lieu tout à l’heure au Palais des Nations et qu’un demi-million d’abeilles transformeront en un souvenir durable, comme pour rappeler ce magnifique proverbe arabe qui dit que « quand tu lances la flèche de la vérité, tu dois toujours tremper la pointe dans du miel »…
Et vous serez aussi présent demain, à Berne, où vous vous exprimerez devant le Parlement fédéral, ce qui est exceptionnel.

Votre présence en Suisse est une marque d’estime et d’amitié, deux caractéristiques fortes de la relation qui s’est tissée entre la Suisse et l’ONU.

« Bienvenue, willkommen, benvenuti, bainvegni. »
C’est par ces mots que le Secrétaire général de l’époque M. Kofi Annan avait accueilli la Suisse devant l’Assemblée générale le 10 septembre 2002… et c’est très certainement la première fois de l’histoire qu’on parlait romanche devant l’assemblée des Nations !

« Bienvenue, willkommen, benvenuti, bainvegni » ;  et j’ajoute encore l’anglais et le coréen, en vous laissant deviner quel mot est de quelle langue : « welcome , anyong-haseyo » : ce même mot sous toutes ses formes que la Suisse souhaite vous adresser aujourd’hui, à vous et à l’ONU que vous représentez.

Mesdames et Messieurs,
10 ans après avoir poussé le portail des Nations, la Suisse est un pays-membre actif de l’O.N.U. Un pays engagé pour des valeurs et des objectifs clairement identifiables. Notre présence au sein de l’ONU nous permet d’agir plus efficacement et plus directement pour des causes justes et qui nous sont chères, avant tout dans nos efforts pour contribuer à la paix et la sécurité et pour exercer une solidarité active. Cette présence a aussi accru notre influence et notre capacité d’action. C’est donc tout à la fois notre solidarité, notre responsabilité et notre souveraineté qui sont renforcées.
La Suisse a poussé le portail des Nations et l’action qu’elle déploie à l’intérieur du Palais de l’East River comme à l’intérieur du Palais des Nations lui permet de mieux défendre ses valeurs.

Des valeurs que la Constitution fédérale définit comme objectifs de la politique extérieure de la Suisse. Car la politique étrangère, c’est à la fois une défense d’intérêts légitimes et la promotion de valeurs. Comme les doigts d’une main, ces valeurs sont au nombre de cinq:
- D’abord, les droits de l’homme – un concept vaste et essentiel qu’on peut finalement résumer à ces deux grands principes que sont la Liberté et l’Egalité. La notion de Fraternité s’y ajoute à travers notamment toute l’action humanitaire. Cet axe est presque dans les gènes de la Suisse et de Genève, capitale humanitaire, siège du mouvement de la croix-rouge et du Croissant rouge mais aussi siège du Conseil et du Haut Commissariat aux droits de l’homme. Genève, capitale des droits de l’homme.
- La deuxième valeur est la promotion de la Démocratie – et là il n’est pas besoin de développer grandement, la Suisse ayant notamment fait la preuve par l’acte puisqu’elle est le seul pays au monde à avoir adhéré à l’ONU à la suite d’une votation populaire. Ou, plus exactement – et comme souvent dans ce pays qui aime à réfléchir -, de deux votations populaires…
- J’en viens à la troisième valeur suisse, l’inestimable valeur de la paix. La paix qui a son Avenue ici à Genève mais qui n’est jamais un chemin facile à gravir. La paix – cette colombe sauvage - qui ne se donne jamais, qui doit se gagner chaque jour, qui mérite de constants efforts. Ces efforts, la Suisse cherche à les offrir ; elle est naturellement prête à les donner,  lorsqu’elle le peut et lorsque les protagonistes le veulent, au travers d’actions de médiation ou par ses bons offices. C’est ce qui explique notamment son rôle particulier en Iran, dans le Caucase ou encore ses efforts de soutien à la médiation de la CEDEAO au Mali. Des efforts en terrain miné – des « dialogues-efforts -  parfois critiqués mais utiles à la paix, donc nécessaires. Cette paix qui permet de vivre en se tenant droit, qui est aussi la colonne vertébrale de la Charte des Nations Unies.
- La lutte contre la pauvreté est une autre valeur que la Constitution fédérale demande à la diplomatie suisse de promouvoir. La lutte contre la pauvreté qui passe notamment par les efforts en matière de coopération au développement. Et demain matin, juste avant votre venue, M. le Secrétaire général, nous débattrons au Parlement du crédit de plus de 11 milliards de francs que le Conseil fédéral demande pour les années 2013 à 2016. Une dépense d’un franc par habitant et par jour dans ce pays, qui permettra de lutter contre la faim, la soif, la misère ou la maladie dans ce monde. Des valeurs et un combat qui sont également au cœur des préoccupations des Nations Unies et de ses institutions spécialisées. La lutte contre la pauvreté qui passe aussi par le développement des échanges et le commerce, que la Suisse veut promouvoir et développer, notamment ici à Genève, car elle sait par son histoire, qu’il est le meilleur moyen de sortir un pays de la pauvreté.
- Enfin, la Constitution suisse promeut la protection de l’environnement et des ressources. La Suisse agit à domicile et elle y contribue dans le Monde. Et Genève joue là aussi un rôle essentiel, elle qui regroupe de nombreuses organisations et associations actives dans les questions de l’environnement et du climat. Genève, dont nous espérons que, malgré un processus de vote plus favorable aux alliances régionales qu’à l’analyse objective des candidatures, qu’elle contribuera à renforcer les synergies dans la lutte pour le climat en accueillant  - dès l’an prochain - le Fonds Vert pour le climat.

Mesdames et Messieurs,
L’adéquation est forte entre les valeurs et les actions de l’O.N.U. et celles de la Suisse ; elle est même si évidente qu’on en vient à se demander pourquoi la Suisse n’y est présente que depuis dix ans. En tous les cas, ces dix ans ont été un progrès ; dix ans durant lesquels de nombreux serviteurs de la Suisse – et de ses valeurs - ont passé tous les jours le Portail des Nations pour se battre de l’intérieur pour un monde meilleur dans tous ces domaines et dans d’autres.

Un grand travail a été fait.
Un travail utile, nécessaire… et insuffisant.

Insuffisant car si, sur certains points, on peut dire que le monde est meilleur qu’il y a dix ans, dans de nombreuses régions il est aussi devenu plus instable, voire plus injuste. Notre travail, le vôtre, M. le Secrétaire général, Mesdames et Messieurs les représentants de la Communauté internationale et vous chers compatriotes, ce travail a été important et juste. Mais il n’a pas suffi. Et ce sont à nouveau les abeilles qui nous le rappellent, cette fois-ci au travers d’un proverbe québécois : « L’abeille qui reste au nid n’amasse pas de miel ».

Nous devons travailler encore plus, nous engager encore plus pour nos valeurs. Nous en sommes responsables. L’Etat du monde nous oblige.

Sur une planète qui rétrécit au rythme effréné des avancées scientifiques et technologiques, sur une planète dont l’avenir dépend aussi de ces progrès - auxquels la Suisse contribue là encore largement -,  l’interdépendance des problèmes est devenue une évidence. L’instabilité ailleurs due à une guerre, à une crise économique, politique, religieuse, ou à une catastrophe naturelle ou due à un accident humain, tout cela représente des périls pour nos concitoyens, c’est la mise en danger d’investissements, c’est une difficulté pour le commerce et les exportations, c’est une mise en danger de l’accès aux ressources, ce sont des migrations accrues, c’est l’instabilité qui peut s’installer. Et qui, surtout, peut rendre la vie plus dure et injuste aux enfants d’aujourd’hui, aux générations futures.

Plus que jamais, les problèmes des autres sont aussi les nôtres. En nous engageant pour la paix, contre la pauvreté, pour l’environnement, pour la démocratie et les droits de l’homme, nous favorisons la stabilité ; une stabilité qui est  elle-même une condition pour la sécurité de notre pays, pour sa prospérité et son accès aux ressources, donc pour son indépendance réelle et vécue.

Nous défendons donc à la fois nos valeurs et nos intérêts, ceux que justement prescrit la Constitution : la sécurité, l’indépendance et la prospérité de la Suisse.

Des valeurs et des intérêts qui en viennent presque à se fondre et à se confondre.  « Dépassé le chacun pour soi, quand je pense à toi, je pense à moi » dit la chanson.
Plus que jamais, solidarité rime avec responsabilité. La devise de la politique étrangère de la Suisse en ce début de XXIe siècle devient naturellement : « Neutralité, solidarité et responsabilité ». Parce que la Suisse le veut. Et parce qu’il ne pourrait en être autrement. L’Etat du Monde nous oblige.

Et où mieux que dans la Maison des Nations réunies pourrions-nous travailler à y répondre ? Et comment y travailleur encore plus et répondre encore mieux à ces défis?

Le Conseil fédéral a souhaité que la commémoration des 10 ans de l’adhésion à l’ONU ne soit pas seulement une occasion de contempler le passé, plus ou moins béatement. Cela ne suffit pas et nous n’en avons pas le temps devant l’urgence du monde. Nous avons souhaité que l’on ne s’arrête pas sur l’image, mais qu’on la projette ; que ces dix ans soient avant tout un nouvel élan, un tremplin pour réfléchir aux moyens d’agir encore plus et encore mieux dès demain et pour demain.

Le Conseil fédéral a établi deux axes forts pour l’engagement de la Suisse dans les années à venir derrière le portail des Nations (et pour les Nations):
- la promotion d’une meilleure sécurité
- et la réforme de l’organisation des Nations Unies

Ces deux priorités sont le prolongement de l’action de la Suisse dans un monde qui change.

Depuis la création de l’ONU après la deuxième guerre mondiale, le changement le plus fondamental pour le système international est peut-être celui des normes qui le régissent. Les Etats restent souverains, mais cette souveraineté s’est chargée au fil des ans d’une notion positive pour l’individu. En souscrivant à la Charte des Nations Unies et à d’autres instruments juridiques internationaux, les Etats s’engagent à respecter des principes fondamentaux, tels que le renoncement à l’utilisation de la force dans les relations internationales ou le respect des droits de l’homme. La souveraineté de l’Etat est comme la liberté des individus, elle a des limites qui sont celles de la souveraineté des autres Etats et celles des libertés et des droits fondamentaux de leurs populations.

Cette évolution, c’est le remplacement de la force par le droit, c’est l’extension de la notion d’Etat de droit au champ international. L’Etat de droit, un des principes fondamentaux qui font la Suisse et qu’elle veut promouvoir. Au fond, c’est l’émergence d’un « monde de droit ».

Mais la naissance de droits et d’obligations ne suffit pas toujours. Il faut encore la volonté de les respecter, de les appliquer, la volonté politique, au sens premier du terme. La situation insoutenable de la Syrie le démontre sous nos yeux : des obligations internationales, celles du droit international humanitaire en particulier, mais aussi celles des droits les plus fondamentaux de la personne humaine, sont violées gravement et au quotidien. Et pourtant la communauté internationale est paralysée, enferrée, et l’ONU avec elle, tiraillée entre la nécessité de réagir et des intérêts géopolitiques régionaux et plus globaux qui font parfois triompher le cynisme.

La Suisse, elle, agit sur un triple plan :
1) la promotion, malgré tous les obstacles, d’une solution politique au conflit et donc la poursuite des efforts diplomatiques. Bref, la préparation – si importante – de « l’après »…
2) L’action humanitaire pour laquelle la Suisse a augmenté de plus de 50% son engagement en deux mois. Et nous appelons tous les acteurs internationaux à augmenter leurs efforts pour soutenir les populations touchées par cette crise, les femmes, les enfants et les familles qui fuient les combats ; et aussi les familles et les populations courageuses, généreuses, qui les accueillent dans les pays voisins. A l’exemple du Liban où je suis allé cet été et où nous aidons les familles d’accueil à la frontière nord.
3) Enfin, nous agissons en luttant contre l’impunité : la Suisse regroupe des Etats autour d’une initiative demandant au Conseil de sécurité de déférer le cas syrien devant la Cour pénale internationale. Les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité doivent cesser et ne doivent pas rester impunis.  Plus de 30 Etats soutiennent cette démarche ; et devant la situation dramatique qui s’intensifie, les soutiens ont augmenté rapidement ces derniers jours.

Mesdames et Messieurs, 
Le monde ne va pas bien partout, il va même parfois très mal. Pourtant, il se porterait certainement moins bien encore sans l’ONU. Grâce à l’ONU, nous avons pu faire progresser, ensemble, le système international : l’interdiction du recours à la force non autorisée par le Conseil de sécurité, la « responsabilité de protéger » qui oblige un Etat d’être en mesure de protéger sa population civile ou la notion de sécurité humaine, chère à la Suisse, qui vise à assurer l’intégrité de l’individu face à la violence. La stabilité et la sécurité des pays n’est pas suffisante si la sécurité des hommes et des femmes qui les font n’est pas assurée. Cette vision allie dès lors de nombreuses valeurs et politiques traditionnelles : la promotion de la paix, celle des droits de l’homme, les politiques de migration ou encore la politique humanitaire.

Mais, faces aux faits, l’ONU est vraiment loin d’être parfaite ; une fois encore, la situation actuelle en Syrie le démontre de manière criante. Voilà pourquoi la Suisse veut développer en priorité les deux axes de la réforme et la sécurité humaine.

La sécurité humaine doit s’améliorer sur notre planète pour atteindre une meilleure stabilité et donc développer les fondements de la prospérité.

Parallèlement l’ONU doit se réformer, pour être plus efficace, pour être  au moins tout autant un endroit où l’on agit qu’un endroit où l’on parle. Et parce que  le droit de décision donné à un organe comme le Conseil de sécurité lui impose aussi des responsabilités.

Voilà pourquoi la Suisse se bat pour que le Conseil de sécurité consulte plus, agisse dans une plus grande transparence ou que les membres permanents s’obligent – eux-mêmes – à ne pas user du droit de véto dans  le cas de crimes de guerre, de crime contre l’humanité ou de génocide.

L’ONU doit aussi être plus efficace pour mieux protéger, être capable d’engager plus de ressources et d’énergie dans la prévention des conflits, grâce à des outils comme la médiation ou les missions politiques spéciales.

Le Conseil fédéral tient à saluer l’action du Secrétaire général, avec toute son équipe – notamment ici à Genève -, qui veut améliorer et augmenter les capacités des experts civils

Pour ce qui est des réformes au sens plus large, notre vision est celle d’une ONU moderne, légère et agile. Capable de coordonner efficacement les actions sur le terrain. Une utilisation ciblée et efficiente des ressources. Une approche plus intégrée et une meilleure mise en réseau des informations de terrain pour gagner en efficacité.

Réforme et sécurité sont les deux faces d’une même médaille.
 
En se réformant, l’ONU ne doit pas perdre de vue son attachement à la diversité des cultures et des lieux.
Dans plusieurs domaines essentiels – les droits de l’homme, le commerce, l’environnement, la sécurité humaine, la santé - de nombreuses organisations internationales et associations ont leur siège a Genève. Ce rôle d’Etat hôte restera un pilier central de l’engagement de la Suisse. Genève est utile à la Suisse qui gagne en influence mais Genève est aussi utile au monde.

Genève, c’est certes de la pierre et il nous faudra être innovant pour que le site reste attractif. Il faudra aussi que l’ONU et ses membres poursuivent leur engagement. En plus des 50 millions de francs offerts par la Suisse, la rénovation du Palais des Nations nécessite d’autres investissements pour que le travail qui y est réalisé soit efficace et durable. Il en va de même d’autres organisations. Là aussi c’est une question de responsabilité.

Mais Genève, ce n’est pas seulement de la pierre ; c’est aussi et surtout un état d’esprit. Un esprit de Genève renforcé par la richesse de son environnement intellectuel et le rôle d’institutions comme l’Université de Genève et l’Institut des hautes études internationales et du développement. Nous souhaitons que Genève soit aussi représentative de la Suisse en cela : la Suisse est une des Nations scientifiquement les plus avancées et les plus innovantes au monde. Ces atouts ceux de la recherche et de la formation peuvent aussi être ceux de Genève pour le monde. Un lieu où l’on conçoit les réformes nécessaires et les évolutions du monde de demain. 

Mesdames et Messieurs,
La Suisse peut être fière et heureuse d’avoir poussé – très démocratiquement - le portail des Nations il y a dix ans.  Et l’ONU peut être fière de ce qu’elle est et de ce qu’elle a réalisé pour notre monde et pour le genre humain.

Mais on ne saurait s’en satisfaire. Loin de là ! Nous ne pouvons qu’être impatients face à toutes les imperfections, les lenteurs et les inefficiences du système ; face à tous ces regards d’enfants qui nous interrogent, du fond de leur âme que le monde – notre monde – a rendue triste.

Nous devons nous mettre au travail, inlassablement. Travailler mieux et plus fort, dès demain, pour que le système des Nations Unies s’améliore. Pour qu’il contribue davantage, chaque jour, à la stabilité de notre monde et à la sécurité des hommes et des femmes, et peut-être surtout de ces enfants dont je viens de parler.
 
La Suisse veut y travailler, comme Etat-hôte et comme Etat-membre, comme Etat de droit. Elle veut y contribuer aussi comme membre du Conseil de sécurité… dans dix ans ! Plus exactement en 2023-24, période pour laquelle le Conseil fédéral a décidé de faire acte de candidature en accord avec les commissions de politique extérieure du Parlement.  Parce que cela renforce la souveraineté de la Suisse. Parce que cela correspond à notre notion de la solidarité et de la responsabilité tout en étant compatible avec la neutralité. L’occasion d’utiliser au service du monde nos forces si helvétiques, notre tradition démocratique chevillée au corps, le respect des minorités vécu au quotidien au travers d’un fédéralisme que l’on nous envie, notre attitude impartiale par nature, notre attachement au dialogue par coutume, notre tradition de bons offices et de médiation par passion, notre engagement de longue date pour le développement et la coopération, pour vaincre la pauvreté.

Mesdames et Messieurs,
La Suisse a poussé avec espoir le portail des Nations voici dix ans. Au moment de souffler les bougies, on formule habituellement un vœu. Formons le double vœu que le travail de la Suisse au sein de l’ONU s’intensifie encore et que l’organisation gagne du terrain, sur le terrain, qu’elle s’approche – humainement, de ces idéaux. Pour rendre le monde plus sûr et meilleur ; pour illuminer les regards des enfants lorsqu’ils nous interrogent… 

Je vous remercie pour votre attention et vous souhaite une bonne soirée.

 


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