Pas d’augmentation des dépenses de relations publiques et de conseil

Berne, 23.10.2019 - Les dépenses de la Confédération sont stables en matière de relations publiques, et elles ont nettement baissé au cours des dernières années en matière de conseil et de recherche sur mandat. Telles sont les conclusions du rapport en exécution du postulat Müller (17.3850) que le Conseil fédéral a adopté lors de sa séance du 23 octobre 2019.

Les activités de relations publiques de la Confédération ont considérablement changé au cours des dix dernières années. Les prestations en ligne ont augmenté, de même que le nombre des canaux d’information. Pour autant, les dépenses de relations publiques n’ont guère augmenté, puisque la Confédération y consacre chaque année quelque 80 millions de francs depuis 2009. Voilà ce que montre un rapport que le Conseil fédéral a adopté en exécution du postulat 17.3850 « Relations publiques et activités de conseil. Endiguer l’accroissement des dépenses » (déposé par le conseiller national Leo Müller, PDC, LU).

Ces quelque 80 millions de francs couvrent notamment les charges de personnel et de biens et services nécessaires à l’information des médias et des citoyens, les charges d’entretien et d’exploitation du centre de presse, les brochures et services en ligne consacrés aux institutions et votations fédérales, les charges de traduction dans les trois langues officielles et les informations destinées spécifiquement aux personnes handicapées. Comme il ressort du rapport, si les dépenses de relations publiques sont restées stables malgré l’augmentation des tâches à effectuer, c’est principalement parce que la Confédération a choisi de renoncer à certaines prestations et de réduire l’offre papier.

Des dépenses de conseil en net recul

Les dépenses de la Confédération pour les activités de conseil externes ont considérablement baissé au cours des dix dernières années, puisqu’elles ont été ramenées de 252 millions de francs en 2009 à 182 millions en 2018. Ce montant comprend les frais liés à l’établissement d’avis de droit, d’expertises et autres études ainsi que les indemnités versées aux membres de commissions extraparlementaires. Si les dépenses de conseil ont connu un recul aussi spectaculaire, c’est en raison d’abord d’une utilisation prudente des moyens financiers, ensuite de la mise en œuvre de la motion 16.3399 Bigler. On notera que les chevauchements entre dépenses de relations publiques et dépenses de conseil externe sont minimes : ces dix dernières années, les relations publiques n’ont jamais dépassé à cet égard quelques millions de francs (2 millions en 2018).

Stabilité des dépenses de relations publiques, baisse des dépenses de conseil : le Conseil fédéral y voit le signe que l’administration est soucieuse des deniers publics dans ces domaines. Non seulement ceux-ci font régulièrement l’objet d’un réexamen structurel, mais les dépenses qui y sont associées sont inscrites séparément au compte d’État. Le Conseil fédéral ne voit pas qu’il y ait lieu d’agir plus avant.


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