Système de santé suisse: les seniors s’informent souvent sur Internet (Dernière modification 12.10.2018)

Berne, 16.11.2017 - En Suisse, la majorité des personnes âgées de 65 ans ou plus a une opinion globalement favorable du système de santé. Tel est le résultat d’une vaste enquête internationale menée dans onze pays sous l’égide de la fondation Commonwealth Fund. L’enquête, présentée à Washington, montre notamment que beaucoup de personnes âgées se servent d’Internet pour se renseigner sur des sujets liés à la santé. En outre, les mesures de prévention sont plus souvent thématisées avec un professionnel de la santé en Suisse romande qu’en Suisse alémanique.

La plupart des personnes âgées de 65 ans ou plus vivant en Suisse sont satisfaites des soins de santé. Parmi les quelque 3200 personnes sondées dans cette catégorie d’âge, quatre cinquièmes sont satisfaites de la qualité des soins. La Suisse obtient ainsi d’excellents résultats en comparaison internationale, comme lors des enquêtes précédentes du Commonwealth Fund. À cet égard, elle se place en tête des pays participants, devant la Nouvelle-Zélande et la Norvège.

Près de la moitié des personnes interrogées qualifient leur état de santé de « bon » ; un tiers le qualifie d’« excellent ou très bon  ». Une personne sur cinq estime que son état de santé est « passable » ou « mauvais ». En comparaison internationale, la Suisse se situe au milieu du classement. Aaux Pays-Bas, en France et en Allemagne, les personnes sondées déclarent avoir une santé plus mauvaise.

À noter qu’environ deux tiers des seniors interrogés ont répondu au questionnaire en ligne cette année ; les autres ont répondu par téléphone. L’enquête montre également que plus de deux cinquièmes (43 %) des individus sondés se servent d’Internet pour se renseigner sur des questions de santé. Une personne sur dix consulte des informations en ligne ou télécharge à partir d’Internet des informations sur sa propre santé. La proportion la plus élevée se trouve chez les personnes âgées entre 65 et 74 ans. À ce sujet, le niveau de formation joue aussi un rôle : les personnes avec un niveau de formation supérieur sont plus nombreuses à s’informer en ligne que les personnes dont la formation s’est achevée à l’école obligatoire.

En Suisse, la quasi-totalité des personnes sondées (97 %) a un médecin de famille. La disponibilité des médecins en cas d’urgence a toutefois diminué par rapport à l’enquête de 2014. Tandis qu’il y a trois ans, près de deux tiers des personnes sondées obtenaient un rendez-vous chez leur médecin le jour même ou le lendemain, en 2017, ce ne sont plus que la moitié des personnes interrogées qui obtiennent un rendez-vous en urgence.

Une personne sur cinq (24 %) rapporte des problèmes de coordination lors de sa prise en charge, par exemple, le fait d’avoir reçu des informations contradictoires de différents professionnels de la santé ou de s’être vu prescrire un test médical jugé inutile parce que déjà réalisé. Ce résultat demeure presque inchangé par rapport à l’enquête de 2014 (21 %).

Dans la dernière enquête, certains cantons (VS, VD, GE et ZH) ont augmenté leur échantillon pour pouvoir procéder à des analyses cantonales. Il en ressort une différence nette en matière de prévention : dans les cantons romands, plus de deux cinquièmes (46 %) des personnes sondées déclarent avoir discuté au moins une fois d’alimentation saine avec un professionnel de la santé ; en Suisse alémanique, cette part n’atteint même pas un tiers (27 %).
 
Il en va autrement des dispositions concernant la fin de vie : les personnes âgées ont-elles informé une personne de confiance ou un professionnel de leurs décisions en matière de prise en charge en fin de vie ? Environ deux tiers (64 %) des personnes interrogées en Suisse alémanique affirment que c’est le cas ; cette part se situe légèrement au-dessus de la moyenne nationale (60 %). En Suisse romande, il s’agit de la moitié des personnes interrogées (52%). Un bon tiers de la population sondée a consigné ses décisions par écrit.

La Suisse participe à l’enquête internationale du Commonwealth Fund sur les soins de santé depuis 2010. Les résultats de l’enquête 2017 ont été discutés lors d’une rencontre ministérielle organisée à Washington du 15 au 17 novembre 2017. Le Commonwealth Fund est une fondation privée à but non lucratif qui a pour double objectif de promouvoir la mise en place de systèmes de santé publique efficaces, offrant un meilleur accès à l’assurance-maladie, et d’améliorer la qualité des prestations proposées. À Washington, la délégation helvétique est dirigée par Pascal Strupler, directeur de l’OFSP.
L’enquête 2017 (« International Survey of Older Adults », Commonwealth Fund, New York, USA) a été menée auprès d’échantillons représentatifs des populations de onze pays : l’Allemagne, l’Australie, le Canada, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse.
En Suisse, l’échantillon représentatif était constitué de 3238 individus âgés de 65 ans ou plus.


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Dernière modification 05.01.2016

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