Des propositions sur les dégâts dus à l’ouragan sont attendues pour mars: Un état-major de conduite pour gérer les dégâts dus à l’ouragan

Berne, 04.01.2000 - Les dégâts provoqués par l’ouragan Lothar le 26 décembre 1999 ont dus être revus à la hausse. Selon les indications les plus récentes des cantons, 10 millions de mètres cubes de bois ont été abattus par le vent. C’est ce qui résulte de la conférence qui a eu lieu aujourd’hui à Berne à l’initiative de la Direction fédérale des forêts de l’OFEFP. Un état-major de conduite national a été constitué. Il est chargé de coordonner les travaux et de préparer les bases pour la formulation de propositions à l’intention du Conseil fédéral. Le chef de l’état-major est M. Werner Schärer, directeur fédéral des forêts de l’OFEFP.

Jusqu’à présent, un état-major de conduite ad hoc de la Direction fédérale des forêts a pris les décisions au sein de l’OFEFP. Lors de la conférence qui s’est tenue à Berne, un état-major national a été constitué. Il a pour mandat d’élaborer une stratégie pour la gestion des dégâts dus aux tempêtes ainsi que de coordonner les travaux ; il est en outre chargé de l’information. Il doit également préparer les bases permettant au DETEC d’élaborer un projet pour le Conseil fédéral. En vertu de l’article 28 de la loi fédérale sur les forêts, l'Assemblée fédérale peut adopter des « mesures extraordinaires » en cas de catastrophe forestière. Textuellement, elle peut « prendre des mesures par arrêté fédéral de portée générale non sujet au référendum, en particulier pour sauvegarder l'économie forestière et l'industrie du bois ».

L’état-major restreint est constitué de représentants de toutes les organisations intéressées :

Othmar Wüest, président de la Conférence des inspecteurs cantonaux des forêts, Heinz Balsiger, de l’Office des forêts du canton de Berne, Hansruedi Streiff, de l’Association suisse des scieries et de l’industrie du bois, Urs Amstutz et Rudolf Kull, de l’Economie forestière association suisse, Marc-André Houmard, de la Conférence suisse de l’économie du bois.

L’état-major se réunira vendredi pour une première séance.

40 représentants des organisations suivantes ont participé à la conférence de Berne :

Conférence des inspecteurs cantonaux des forêts (CIC), Institut fédéral de recherche sur la forêt, la neige et le paysage (FNP), Conférence suisse de l’économie du bois (CEB), Economie forestière association suisse (EFAS), Association suisse des scieries et de l’industrie du bois (ASIB), Association suisse des commerçants de grumes et sciages, Association suisse des entrepreneurs forestiers (ASEFOR), SUVA, WWF Suisse, Pro Natura.

Les participants, représentant des intérêts divers, ont convenu d’une procédure commune.

Mise en garde

Les forêts endommagées par la tempête sont dangereuses. Les travaux de déblaiement qui ont suivi la tempête Vivian en 1990 ont coûté la vie à 31 ouvriers forestiers, victimes de l’équilibre instable des arbres enchevêtrés. Les personnes qui vont se promener dans les zones dévastées s’exposent, elles aussi, à des dangers. Alors continuez d’aller en forêt pour vous détendre, mais évitez les endroits où a sévi la tempête.

Le bois doit-il être évacué ou laissé sur place?

Après que l’ouragan Vivian avait balayé la Suisse la nuit du 27 au 28 février 1990, l’OFEFP avait lancé différents projets d’étude à long terme pour savoir ce qu’il arrive dans les zones dévastées si le bois est évacué ou, au contraire, s’il est laissé sur place. Sur la base des résultats obtenus, l’OFEFP a élaboré, en collaboration avec les milieux intéressés, une fiche de rappel permettant de décider ce qu’il faut faire. Les résultats seront présentés lors d’une conférence de presse qui aura lieu le mardi 18 janvier à 10.45 heures au Palais fédéral.


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Office fédéral de l'environnement OFEV
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