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16e Conférence des Parties de la CITES - Commerce international de la faune et de la flore : la Suisse s’engage bien au-delà de ses frontières

Berne, 01.03.2013 - Aujourd’hui, quelques 5000 espèces animales et 29 000 espèces végétales sont protégées par la CITES contre la surexploitation causée par le commerce international. La Suisse s’engage depuis la création de la CITES – Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore menacées d’extinction – pour la protection des espèces végétales et animales ainsi que pour assurer leur exploitation durable. La 16e Conférence des Parties de la CITES aura lieu à Bangkok du 3 au 14 mars 2013.

La CITES est un accord multilatéral entre 178 Etats visant la conservation et l'exploitation durable des populations animales et végétales de notre planète. Signée en 1973 à Washington, la Convention fêtera cette année ses 40 ans à Bangkok.  En plus de faire partie des 178 Etats membres, la Suisse joue un rôle particulier au sein de la CITES  puisqu’elle est le pays dépositaire de la Convention et le siège du Secrétariat CITES.  Elle a aussi un grand intérêt à ce que la mise en œuvre de la Convention soit efficace et fonctionne bien, car elle est le pays qui délivre le plus de certificats CITES pour son industrie d’horlogerie en pleine expansion et son industrie du luxe (bracelets en cuir de reptiles, ceintures, sacs, souliers etc). Selon la gravité de leur risque d'extinction, les espèces de la CITES sont regroupées en trois catégories bénéficiant de différents niveaux de protection. Ainsi, en fonction de la catégorie, l'exportation et l'importation de spécimens vivants de plantes et d'animaux ou de leurs parties sont soit interdites (Annexe I), soit soumises à autorisation (Annexes II et III).

Eléphants, rhinocéros, serpents

 La Conférence des Parties se réunit tous les trois ans et traite pendant plus de dix jours de nombreuses demandes venant de tous les pays et continents. Parmi les 71 requêtes et la bonne centaine de documents déposés cette année, figure de nouveau la problématique de l’éléphant d’Afrique et du commerce de son ivoire. La Suisse s’inquiète de l’augmentation des cas de braconnage et s’engagera pour soutenir les pays d’origine dans leur lutte contre ce phénomène, mais aussi en faveur des mesures prises dans les pays consommateurs.Quant aux rhinocéros, le braconnage ne cesse également d’augmenter. Les cornes de rhinocéros sont très prisées par les consommateurs de certains pays asiatiques pour leurs prétendues vertus anti-cancéreuses. Là aussi, des mesures efficaces doivent être prises afin de soutenir les pays d’origine, tout en informant les pays demandeurs. En ce qui concerne les reptiles et plus précisément les serpents, un groupe dirigé par la Suisse se penche sur la traçabilité et la durabilité du commerce des serpents asiatiques. Parallèlement aux discussions qui ont lieu au sein de la CITES, la Suisse a institué un comité d’experts, chargé de proposer des recommandations sur l'abattage des reptiles dans des conditions décentes. 

Ours polaires

La demande des Etats-Unis concernant l’ours polaire est délicate. Ce pays voudrait que le plantigrade, actuellement inscrit à l'Annexe II, soit transféré à l’Annexe I. Là encore il est très important de bien étudier tous les paramètres : tout transfert doit permettre à l’espèce en question de bénéficier d’une meilleure protection et/ou d’une exploitation durable. Dans le cas de l’ours polaire, le recul de ses populations est lié au changement climatique qui menace directement son milieu. L’ours polaire est aujourd’hui protégé par les pays qui l’abritent (Etats-Unis, Groenland, Russie et Canada) et seuls les Inuits peuvent le chasser au Canada et au Groenland où la chasse aux trophées est également permise. Un transfert à l’Annexe I de la CITES interdirait toute exploitation durable de l’espèce par les Inuits et ne répondrait pas au problème du changement climatique.  

Bois et plantes

Toujours davantage d’espèces de bois sont proposées afin d’être intégrées dans la Convention et mieux protégées. Plusieurs pays (Madagascar, Brésil, Vietnam, Belize et Thaïlande) ont déposé des demandes afin que des espèces d’ébène et de bois de rose soient inscrites à l’Annexe II. La Suisse soutient ces demandes, mais insiste sur la nécessité de bien définir dans quelle mesure les règles CITES sont applicables au bois travaillé ou aux produits issus du bois comme les extraits ou huiles essentielles.  D'une manière générale, la Suisse s’engage pour une claire réglementation du commerce des espèces CITES et l'utilisation durable des populations naturelles, car celle-ci constitue une protection plus efficace qu’une interdiction totale du commerce : en reconnaissant la valeur de leurs richesses naturelles, les populations locales s'engagent davantage pour la conservation des espèces concernées ou pour leurs habitats.

Davantage d’informations sous : www.ovf.admin.ch

 

Adresse pour l'envoi de questions:

Nathalie Rochat
Porte-parole OVF Office vétérinaire fédéral
Tél. 031 324 04 42

Auteur:

Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires
Internet: http://www.blv.admin.ch
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http://www.admin.ch/aktuell/00089/index.html?lang=fr